Un supporter niçois “passé à tabac” par la SIR avant Montpellier-Nice

par • 25/09/2018 • brevesCommentaire (0)1206

La Populaire Sud de Nice a relayé sur Facebook la version du supporter accusé d’avoir frappé trois policiers avant Montpellier-Nice ce week-end.

Jugé en comparution immédiate lundi, le tribunal correctionnel de Montpellier a décidé d’abandonner les charges contre l’accusé après visionnage des images de vidéosurveillance.

Nice-Matin qui s’était contenté de la version des forces a ainsi fait amende honorable dans cette affaire.

Désormais, le jeune homme annonce son attention de porter plainte contre les véritables agresseurs selon lui  : des membres de la SIR de Marseille.

Le communiqué de la Populaire Sud : 

On aurait pu se fendre d’un énième communiqué de contestation à l’issue duquel l’opinion publique trouverait toujours des raisons de nous mettre en faute, d’une manière ou d’une autre…avec le doute comme excuse.
Ce qui s’est passé samedi soir à l’entrée du stade de la Mosson à Montpellier pour l’un d’entre-nous, ne permet pas le doute cette fois. Et c’est gravissime, il faut que tout le monde en prenne conscience une bonne fois pour toute (et ce n’est pas faute de le dénoncer depuis des années)

Christophe, qui est inconnu des services de Police et possède un casier judiciaire vierge (contrairement à la version officielle relayée par les Médias dont Nice-Matin) s’était rendu à Montpellier samedi, pour soutenir le Gym, comme nombre d’entre-nous tout au long de l’année.
Rien d’exceptionnel jusque-là.
Il est aux environs de 19h20 quand il se présente à l’entrée de la tribune visiteurs.
La suite ? -il l’a raconte lui même…

« je le reconnais j’avais une bouteille en plastique de 33cl à moitié remplie de pastis. Le stadier m’a dit de me mettre sur le côté pour la finir, ce que j’ai fait.
A ce moment-là un fonctionnaire de la SIR s’est approché, très menaçant, et m’a parlé méchamment pendant 5 minutes. J’ai donc fini par lui demander fermement d’arrêter… il m’a saisi par le cou comme pour m’étrangler et ramené contre le grillage, au milieu de ses collègues. J’ai essayé d’écarter son bras car j’avais mal et comme un éclair, une pluie de coups s’est abattue sur moi. Je n’ai rien compris…à aucun moment je n’ai été menaçant ou agressif !
Lorsque j’ai retrouvé mes esprits, j’étais au sol, la tête en sang et les mains menottées dans le dos.
Les fonctionnaires ont mis un temps fou avant d’appeler les pompiers. On m’a ensuite emmené au Commissariat pour me placer en garde à vue. 3 fonctionnaires ont témoigné déposé plaintes contre moi dont un s’est fait prescrire une ITT de 8 jours.
Après 38h de garde à vue j’ai été jugé en comparution immédiate et c’est à ce moment que les images de la vidéosurveillance ont été diffusées, et que, grâce à elles, car on voit clairement que je n’ai rien fait, j’ai été relaxé. Je remercie mon avocate qui a insistée pour les avoir car sans ça j’aurai été condamné gratuitement et certainement placé en détention. Je suis fatigué mais ça va. Je souffre, entre autres, d’un traumatisme crânien et d’une fracture du nez »

A la lecture de ce récit et du résultat qui en ressort la Populaire Sud est une nouvelle fois profondément scandalisée.

Cela fait des années que nous dénonçons les excès de zèle de certains fonctionnaires des forces de l’ordre: Impolitesse, insultes, intimidations, provocations (SIR de Marseille qui tabasse du Niçois…) violences gratuites, arrestations musclées ou encore pressions et faux-témoignages… combien d’affaires « fabriquées » nous ont touché ?-Beaucoup trop…
Jusqu’à présent, nos complaintes sont restées lettres mortes, se heurtant constamment aux versions Policières, toujours prises comme vérité absolue.
Cette fois, par chance, la manipulation est avérée grâce aux images vidéos…et heureusement, sinon notre ami serait en prison à l’heure qu’il est…

L’adage dit que « derrière les uniformes il y a avant tout des hommes »…
Désolé, mais sur ce coup on n’en voit pas !

 

 

Adrien VERRECCHIA Twitter @MrVerrecchia
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