Guillermo Madero : “La paix et la passion peuvent cohabiter”

par • 14/03/2016 • A la une, Amérique du SudCommentaire (0)2279

Guillermo Madero

Nommé en décembre dernier par la ministre de la Sécurité, Patricia Bullrich, Guillermo Madero a été chargé par le gouvernement de traiter le problème de la violence lors d’événements sportifs en Argentine. Ce diplômé en sciences politiques a travaillé pendant quelques années aux côtés de Guillermo Montenegro, qui fut pendant huit ans le ministre de la Justice et de la Sécurité du gouvernement de la ville de Buenos Aires dont le maire était un certain Mauricio Macri, aujourd’hui président du pays. Sécurité, argent, listes noires, barras-bravas, La Grinta est allée interroger ce jeune politicien qui aborde tous les thèmes sans langue de bois.

Pouvez-vous tout d’abord vous présenter à nos lecteurs ?

Guillermo Madero : Je suis un Argentin comme beaucoup d’autres, un Argentin qui a été touché par la crise économique de 2001. À l’époque, j’étais étudiant et bien évidemment préoccupé pour le futur de mon pays. Socialement, c’était très compliqué et j’ai toujours été intéressé par les causes sociales en Argentine. C’est à cette époque, en sortant de la faculté, que j’ai volé de mes propres ailes et que je me suis mis en tête de faire une carrière politique pour aider le pays à aller de l’avant. Il faut remettre le contexte à son époque, le slogan principal était : “Que sa vayan todos” (qu’ils s’en aillent tous, ndlr) donc ce n’était en aucun cas facile pour qui que ce soit de se lancer en politique. Mauricio Macri a émergé à ce moment-là en politique après avoir été réélu président de Boca Juniors en 2003 mais aussi en perdant au second tour les élections pour la législature de Buenos Aires. Après cette défaite, j’ai eu une conversation avec Mauricio Macri que je n’oublierai jamais. En sortant de cette discussion, je me suis promis d’aider cet homme dans son combat politique. Après cela, j’ai donc étudié les sciences politiques et rencontré le sénateur Pinedo avant de travailler à son cabinet. Pinedo a été l’une de ces personnes qui m’a convaincu qu’il était possible de faire de la politique en étant une personne honorable. J’ai ensuite travaillé pour la ville de Buenos Aires en me spécialisant dans les questions de sécurité jusqu’à être nommé directeur de la sécurité de la capitale argentine dont le maire était Mauricio Macri.

Décembre dernier, quelques semaines après l’élection de Mauricio Macri en tant que président de la République argentine, la ministre de la Sécurité, Patricia Bullrich, vous nomme au ministère de la Sécurité afin de traiter le problème de la violence lors d’événements sportifs en Argentine. Comment avez-vous accueilli la nouvelle ? 

G.M. : Quand Mauricio Macri a été élu président de la République Argentine, ce fut une immense joie. J’ai tellement attendu ce moment que je me suis promis que lorsqu’il arriverait, d’être le plus plus près possible pour prendre des responsabilités. Ce moment est arrivé en décembre quand la ministre de la Sécurité, Patricia Bullrich, m’a appelé pour me dire que Mauricio Macri voulait en terminer avec la violence dans le football et qu’il voulait que je me charge en personne de cette mission. Je suis resté quelques secondes sans voix, alors que je m’étais préparé toute ma vie pour ce moment, et j’ai bien sûr accepté le défi afin de rejoindre le ministère de la Sécurité.

Vous êtes spécialisé dans les questions de sécurité depuis de nombreuses années maintenant, mais êtes vous un passionné de football ? Avez-vous déjà eu des relations avec ce milieu ?

G.M. : Tout à fait. Je suis supporter de Boca Juniors depuis ma naissance et je vais au stade depuis de nombreuses années. Mais au fil des années, aller au stade est devenu de plus en plus difficile dû au climat qu’il y régnait. Il y avait des vols, de la violence, et cette évolution n’a fait que croître. On peut ressentir aujourd’hui cette sensation d’insécurité autour des stades de football qui peut faire perdre la passion de certains supporters qui ne vont plus au stade pour toutes ces questions. Pour ma part, quand j’ai arrêté d’aller au stade, j’ai compensé cette passion dans mon travail politique.

Entrons donc dans le vif du sujet. Comment comptez-vous enrayer la violence dans et autour des stades alors que le football argentin fait une vingtaine de victimes chaque année ?

GM : Au début, et sous les conseils du président Mauricio Macri, j’ai tout d’abord échangé avec toutes les personnes touchant de près ou de loin le monde du football. Les tout premiers avec qui je me suis réunis sont les familles des victimes de la violence dans le football. Nous avons fait plusieurs réunions, je voulais les écouter, entendre leurs témoignages dont un qui m’a particulièrement touché, celui de la mère de deux victimes qui étaient deux frères. Notre entretien aura duré plus de trois heures au final. Ma conception de la politique est assez simple, la politique doit rendre service aux gens et cette mission en est le parfait exemple. Tous les jours, je pense à ce témoignage de cette mère de famille qui me donne la force de lutter pour voir un meilleur football en Argentine. Pour cela, je me suis aussi réuni avec des ex-dirigeants, des ex-joueurs, mais j’ai refusé de me réunir avec des membres de barras bravas

Pourquoi ce choix ?

GM : Car ce sont des gens qui sont habitués à se rapprocher du pouvoir pour ensuite le conditionner. Et comme je viens de vous dire, ma mission principale en politique est de rendre service aux gens et personne ne m’imposera de condition. Mon compromis se fera avec les gens et le peuple qui veulent que le football redevienne un sport sans violence.

“Mauricio Macri est un président très actif qui veut être sur tous les fronts, et notamment le football qu’il connaît très bien”

Mauricio Macri, actuel président de la République et ancien président de Boca Juniors. (DR)

Mauricio Macri, actuel président de la République et ancien président de Boca Juniors. (DR)

Avant d’en venir sur le thème des barras bravas, fin janvier, un mois après votre nomination, il y a eu des premières mesures annoncées. Désormais, l’État gère les fameuses listes noires de supporters. Quels seront les critères pour interdire une personne de stade ? Sur quelle base légale allez-vous vous appuyer ? 

GM : Il existe actuellement deux manières d’interdire une personne de stade en Argentine. Premièrement, il y a le droit d’admission, qui est la plus simple, que possèdent les clubs argentins qui autorise ou non à un supporter d’aller au stade. La seconde est une interdiction de stade prononcée par la justice qui peut être temporaire ou définitive. Ce sont les deux recours qu’il y a actuellement. Ces premières mesures annoncées ont été mises en place du fait qu’avant les clubs n’appliquaient pas le droit d’admission et très souvent par peur. Pour revenir sur les barras bravas, j’ai très vite compris que cette appellation pouvait être confondue car elle est très ample. C’est pour cela qu’il faut individualiser les différents cas. Notre objectif est clair, nous voulons exclure les délinquants et les supporters violents des stades. Pour les délinquants, la justice doit faire son travail car ce sont des gens qui ne respectent pas la loi. Pour les supporters violents, ce sont aux clubs de prendre leurs responsabilités avec le droit d’admission. Nous voulons donc les aider en ce sens et nous avons demandé aux clubs qu’ils nous fassent parvenir les listes des supporters violents. Certains clubs nous ont envoyé ces listes, d’autres nous ont affirmé qu’il n’avait jamais utilisé le droit d’admission. C’est pour cela que nous allons mettre en place un système, ici au ministère de la Sécurité, pour pouvoir tenir nous-même ce registre. Tout simplement pour pouvoir aider les clubs en difficulté sur ce sujet, ce qui n’a jamais été fait auparavant.

L’État prendra aussi  en charge les coûts liés à la sécurité des rencontres alors qu’auparavant les clubs en avaient la charge. Cela comprend-il aussi les matchs de la Copa Libertadores et la Copa Sudamericana ? 

GM : Le changement structurel et culturel commence par là. Et notamment au niveau de la police. La police possède actuellement un système que l’on appelle un système additionnel. Plus précisément, les fonctionnaires de police ont leur planning et leurs horaires à respecter mais peuvent actuellement effectuer des heures supplémentaires, en gros du rab, en dehors de leurs prises de fonction. Ce que certains fonctionnaires faisaient par exemple lors des matchs de football, vu que les clubs finançaient la sécurité autour des matchs de football. Ce modèle va changer et de manière radicale. Pourquoi ? Nous étions rentrés dans un cercle vicieux avec ce mode de fonctionnement. Il y avait de la violence donc beaucoup plus de policiers, encore plus de violence donc encore plus de policiers et qui dit plus de policiers, dit plus de rab et plus d’argent en jeu, vu que les clubs devaient gérer la sécurité. Je le répète une nouvelle fois, nous allons changer cela car c’est une partie d’un certain business qui générait la violence. Notre modèle policier, et j’ai moi-même travaillé avec la Policia Metropolitana (police métropolitaine de la ville de Buenos Aires, ndlr) un certain nombre d’années, est un modèle fiable qui est suffisamment rémunéré pour ne pas faire de rab. Notre police est encadrée avec des spécificités bien précises, ce que nous allons donc mettre en place est une section policière pour le football et c’est la réforme la plus importante avant de parler de Copa Libertadores et Copa Sudamericana.

Dans quelle mesure avoir un président comme Macri, qui a été à la tête de Boca Juniors et qui connait ces questions, vous aide ? Intervient-il, vous conseille-t-il ?

GM : Oui, il intervient énormément. Mauricio Macri est un président très actif qui veut être sur tous les fronts, et notamment le football qu’il connaît très bien. Pour ne rien vous cacher, j’ai encore reçu un appel de sa part il y a un un peu plus d’une semaine qui m’a énormément aidé. Car en plus d’intervenir, il conseille. Cela est très important pour moi de me sentir soutenu, de plus par le président de la République qui m’a fait l’honneur de me donner ce poste avec beaucoup de responsabilités.

“C’est en s’attaquant à tous les business et tout ce marché noir que nous allons résoudre le problème. Car si il n’y a plus d’argent autour du football, les délinquants disparaîtront”

La popular de San Lorenzo où prend place la barra-brava locale, La Butteler, lors d’une rencontre face à River Plate. (Bastien Poupat/La Grinta)

La popular de San Lorenzo où prend place la barra brava locale, La Butteler, lors d’une rencontre face à River Plate. (Bastien Poupat/La Grinta)

Pour rentrer plus spécifiquement dans le thème des barras bravas, la ministre de la Sécurité dont vous dépendez, a envoyé un message clair : “En finir avec les barras”. Malgré toutes les dérives qu’on leur connait, ne craignez-vous pas de tuer cette ambiance si particulière, si exceptionnelle qui règne dans les stades argentins ? Quand des milliers de touristes se massent dans les tribunes de la Bombonera ou encore du Monumental c’est en général pour découvrir ce qu’ils n’ont pas chez eux, cette passion, cette folie. Même si le degré de violence n’est absolument pas comparable en Europe, il y aussi un débat sur le juste milieu entre passion et sécurité. Les deux sont-ils incompatibles ?

G.M. : (Il hésite quelques secondes). C’est une bonne question. Je pense que les deux sont compatibles. La passion c’est la joie, le bonheur et la plénitude et il n’y a pas de plénitude si vous sentez une menace. Il ne peut y avoir non plus de plénitude si vous emmenez votre fils au stade en ayant peur ou pire qu’il n’arrive un drame. Nous ne parlons pas uniquement de barras bravas, pour preuve le dernier drame qui a eu lieu dans un stade en Argentine était une balle perdue qu’a reçue un supporter de River Plate, laissant sa vie, qui avait l’habitude d’aller en tribune latérale. La paix est notre objectif principal, et la paix et la passion peuvent cohabiter. Pour obtenir la paix, nous allons arrêter les délinquants et tout le marché noir qui s’est installé autour du football. Nous allons lutter contre cela avec la justice et les dirigeants. Je ne pense pas qu’en disant cela, nous allons tuer la passion.

Mais quand la ministre de la sécurité Patricia Bullrich effectue sa sortie, le message est bien adressé aux barras-bravas. Encore une fois, malgré des dérives, en excluant ces personnes qui animent les tribunes avec des drapeaux, des tambours, des banderoles, des chants etc. Ne craignez-vous pas de vous retrouver avec des stades sans ferveur, ce qui fait l’essence même du football argentin ? De nombreux exemples en Europe, et même dans un autre contexte en France avec le Paris Saint-Germain, ont prouvé que ce n’était pas forcément la meilleure solution… 

G.M. : Non, au contraire ! L’Argentin est quelqu’un de passionné et partout où il se regroupe, c’est une grande fête. Ces arguments sont juste une excuse que les barras bravas nous sortent de temps à autre pour justifier leur importance et minimiser les abus. Je suis persuadé que dans un stade, nous pouvons avoir une superbe ambiance avec de la passion en totale quiétude. J’ai cette grande conviction en moi et c’est pour cela que j’effectue cette mission et je suis prêt à parier que la fête dans les stades argentins n’en sera que plus belle car les Argentins pourront enfin retourner au stade en famille. J’aimerais vous poser une question à ce sujet. Pourquoi il y a tant de passion dans le football en Argentine ?

Les rôles ne seraient-ils pas inversés sur ce coup ? 

G.M. : Si, mais j’aimerais avoir votre avis et écouter votre réponse.

Il est difficile d’expliquer l’attachement des Argentins pour leur club mais l’aspect social est forcément à prendre en compte. “On” défend non seulement l’équipe que l’on supporte mais on défend aussi l’endroit où l’on va à la piscine en été, où l’on se réunit pour manger des asados (barbecues) le dimanche, où l’on pratique ses disciplines sportives, avec qui ses enfants partent en colonie de vacances, où sa femme va à la gym… Dans certains grands clubs comme Boca ou River, les socios bénéficient même d’un médecin, d’une école, d’une université (dans le cas de River), d’un hôtel et d’un cimetière à Boca. Autrement dit, le blason d’une institution argentine, c’est un cercle social, c’est presque une vie… D’ailleurs, ce modèle et ses limites est formidablement mis en scène dans le film « Luna de Avellaneda » avec Ricardo Darin.

G.M. : Je pense exactement la même chose. Mais quand je discute avec une personne qui me dit que son père a 70 ans, qu’il est socio d’un club depuis plus de 50 ans et qu’il ne va plus au stade car il a peur, je ne peux pas l’accepter. Tout cela pour dire que la passion dont nous parlions il y a peu, elle est surtout familiale en Argentine et votre réponse en apporte une autre preuve. Quand un supporter insulte le Racing, et que vous vous êtes du Racing parce que votre grand-père puis votre père étaient aussi des fans du Racing, qui insulte ce supporter ? Votre famille. Le supporter s’identifie énormément à tout cela. C’est la même chose quand les supporters de San Lorenzo débarquent à 100.000 personnes devant le palais présidentiel pour demander le retour de leur stade à Boedo. Il y a des souvenirs familiaux sur ces terres qui se sont transmis de génération en génération pour que la passion reste intacte. Et quand on me dit que un père de famille a peur d’emmener son enfant au stade, je ne peux l’accepter alors que la famille est l’essence même du football argentin, pour moi, beaucoup plus que les tambours, fumigènes ou drapeaux.

“Le jour où nous aurons plus de garanties, les supporters visiteurs reviendront dans les stades argentins”

Pourtant, nous venons de citer l’exemple que nous connaissons bien du Paris Saint Germain en France où l’argument principal était de revenir au stade en famille pour lutter contre la violence au Parc des Princes. Mais aujourd’hui le stade est sans ferveur et le club lance même des sondages ridicules à ce sujet. Votre politique sera-t-elle basée essentiellement sur l’aspect répressif ou peut-on envisager un dialogue, même si nous avons bien entendu le message qu’il n’y aura pas de “négociation”, avec pourquoi pas un groupe de travail comprenant des associations et des sociologues comme Salvemos al Futbol et Diego Murzi, spécialiste de la question ?

G.M. : Bien sûr qu’elle sera basée sur le dialogue et non sur la répression à tout va. Nous travaillons bien évidemment avec Salvemos al Futbol, Codigos de Barras (une émission radio très écoutée sur le sujet, ndlr) et beaucoup d’autres acteurs de ce monde. Je me suis peut-être mal exprimé. Les fumigènes et la pyrotechnie sont un autre débat car la CONMEBOL est en train de les interdire et sanctionner les clubs quand les supporters les utilisent. Mais en ce qui concerne les tambours, drapeaux et des groupes organisés, je pense que cela est possible sans avoir de délinquants à l’intérieur de ces groupes ! Là est toute la différence, nous n’interdirons pas que des supporters emmènent des banderoles, des tambours et nous interdirons encore moins de s’organiser pour chanter ! Mais nous voulons que cela reste une fête dans le cadre de la légalité. Je ne crois pas en l’efficacité d’une répression abusive, mais nous utiliserons la répression face aux délinquants et seulement face à eux car ce sont des hors-la-loi qui ont fait des barras bravas des bandes criminelles avec à l’intérieur du business, de la drogue etc. Évidemment qu’à l’intérieur des barras bravas, il y a des gens qui sont en dehors de tout cela et qui sont là pour soutenir le club qu’ils supportent.

Effectifs policiers sur le terrain lors de la rencontre Argentinos Juniors - Estudiantes de la Plata (Bastien Poupat / La Grinta)

Effectifs policiers sur le terrain lors de la rencontre Argentinos Juniors-Estudiantes de la Plata. (Bastien Poupat / La Grinta)

Concrètement, que prévoyez-vous de faire pour sortir ces délinquants des stades en Argentine ?

G.M. : Quand j’évoque le terme bandes criminelles, ce n’est pas anodin. Il y a certaines barras bravas qui sont devenues des entreprises avec tout le business qu’ils pratiquent. Ce sont à ces différents business qu’il faut s’attaquer pour couper les vivres. Le premier exemple concret que je peux donner c’est celui des “Cuidacoches” (Les gardes voitures omniprésents autour des stades en Argentine et même dans les différentes villes de manière officieuse, ndlr). Nous allons interdire les “Cuidacoches” avec une loi et donc couper un premier business des barras bravas en ce qui concerne le stationnement autour des stades. Ça c’est du crime organisé car ils rackettent des gens qui viennent au stade en faisant payer un stationnement qu’ils ne devraient pas payer. Ils disent aimer le club, mais ils aiment beaucoup plus le business et quand ils agissent de cette manière, cela se vérifie. Certes, c’est un exemple parmi tant d’autres mais c’est en s’attaquant ainsi à tous les business et tout ce marché noir que nous allons travailler car si il n’y a plus d’argent autour du football, les délinquants disparaîtront.

Une dernière question, Guillermo Madero. Le retour des visiteurs a commencé à être amorcé avant les élections, sur des matchs à faibles risques alors que cette mesure n’est pas en vigueur pour les tournois d’été ou encore pour la Copa et la Super Copa Argentina. Quand est-il envisageable de voir tous les matchs se jouer avec les supporters des deux camps ?

G.M. : Ce n’est pas encore défini. Nous ne voulons pas jouer avec la vie des citoyens argentins. On entend très bien et comprend très bien l’impatience qu’il y a à ce sujet mais ne nous voulons pas prendre de décisions précipitées et nous ne voulons surtout pas jouer avec le feu. Nous sommes conscients que la majeure partie des incidents est due au business des barras bravas et que se sont des règlements de compte internes mais cela met en danger les autres supporters. Le jour où nous aurons plus de tranquillité à ce niveau, plus de garanties, les supporters visiteurs reviendront dans les stades argentins.

Propos recueillis par Bastien Poupat à Buenos Aires en Argentine

À l’occasion des 5 ans du site, La Grinta vous proposera dans le courant du printemps un magazine digital consacré au barras bravas, avec des extraits inédits de l’interview de Guillermo Madero et le fruit d’une enquête d’un an menée en Argentine.

Twitter @BastienPoupat
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